Les saints de glace

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Les froids qui surviennent fin avril et au mois de mai peuvent mettre à mal la végétation printanière.  Pour marquer les jours dont il faut se méfier, la tradition a retenu le nom des saints qui leur sont associés. Ces saints, que Rabelais qualifie au XVIe siècle de « grêleurs, geleurs et gâteurs du bourgeon », varient selon les régions et les climats.

Ils sont généralement entre trois et cinq dans une même région, et parmi eux on trouve saint Anicet (17 avril), saint Georges (23 avril), saint Marc (25 avril), saint Vital (28 avril), saint Eutrope (30 avril), saint Philippe (1er mai), le jour de l’Invention de la Sainte-Croix (3 mai, fête qui a été personnifié sous le nom de saint Croiset ou Crouzet), saint Honoré (16 mai).

A Paris, on craint saint Mamert (11 mai), saint Pancrace (12 mai) et saint Servais (13 mai) et en Picardie, où je me trouve, il vaut mieux attendre, pour être tout à fait tranquille, que saint Urbain soit passé (25 mai), d’autant qu’il est le pire de tous car : « Urbinet, quand il s’y met / Casse les robinets ». Jusque-là, mes salades resteront sous serre.

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