Le Dictionnaire infernal de Collin de Plancy

Le Dictionnaire infernal de Collin de Plancy fait partie des œuvres majeures de l’occultisme et de la démonologie… alors que l’ouvrage avait été écrit pour dénoncer les superstitions dans la France de la Restauration. Apparenté à Danton, influencé par Voltaire et la  philosophie des Lumières, l’auteur voulait faire la part entre le folklore ou les épouvantails agités par l’Église et les faits réellement troublants, et ce dans tous les domaines du surnaturel. D’où ce sous-titre complet de l’ouvrage : « Bibliothèque universelle sur les êtres, les personnages, les livres, les faits et les choses qui tiennent aux apparitions, à la magie, au commerce de l’Enfer, aux divinations, aux sciences secrètes, aux grimoires, aux prodiges, aux erreurs et aux préjugés, aux traditions et aux contes populaires, aux superstitions diverses et, généralement, à toutes les croyances merveilleuses, surprenantes, mystérieuses et surnaturelles ».Converti en 1841, Collin de Plancy remaniera à plusieurs reprises l’édition première de son œuvre la plus célèbre pour la rendre conforme au dogme de l’Église, mais aussi pour en faire un véritable dictionnaire dont la lecture devient laborieuse.

C’est donc la première édition, celle de 1818, qui a été retenue dans cet ouvrage, car c’est la plus intéressante d’un point de vue historique, mais aussi la plus agréable à lire. Peu réédité – la dernière édition en date remonte à 1999 chez 10/18 – le livre est pour la première fois restitué dans sa version intégrale (un million de signes !) et originale.

Il est illustré de gravures qui, elles aussi, sont devenues légendaires.
Un ouvrage de référence pour quiconque s’intéresse au Fantastique.

Jacques Collin est né en 1794 dans le village de Plancy, dont il prend le nom. Auteur de près d’une centaine d’ouvrages, il publie en 1818 le Dictionnaire infernal, livre qui lui vaut les foudres de l’Église mais deviendra son œuvre la plus célèbre.

Marie-Charlotte Delmas, disciple de l’écrivain et fokloriste Claude Seignolle et auteur, entre autres, du Grand Légendaire de France, a préparé et préfacé cette édition.

 

DICTIONNAIRE INFERNAL,
ou
RECHERCHES ET ANECDOTES,

Sur les Démons, les Esprits, les Fantômes, les Spectres, les Revenants, les Loups-garous, Les Possédés, les Sorciers, le Sabbat, les Magiciens, les Salamandres, les Sylphes , les Gnomes , etc. , les Visions, les Songes, les Prodiges, les Charmes, les Maléfices, les Secrets merveilleux, les Talismans, etc. ;  en un mot, sur tout ce qui tient aux Apparitions, à la Magie, au Commerce de l’Enfer, aux Divinations, aux Sciences secrètes, aux Superstitions, aux Choses mystérieuses et surnaturelles etc., etc., etc.

Par J. A. S. COLLIN DE PLANCY

Il n’y a point de peur qui trouble l’homme, comme celle que la superstition lui inspire. Car celui-là ne craint point la mer, qui ne navigue point ; ni les combats, qui ne suit point les armées ; ni les brigands, qui ne sort point de sa maison ; ni l’envie, qui mène une vie privée ; ni de tremblements de terre qui demeure dans les Gaules ; ni la foudre, qui habite l’Éthiopie ; mais l’homme superstitieux craint toutes choses, la terre et la mer, l’air et le ciel, les ténèbres et la lumière, le bruit et le silence ; il craint même jusqu’à un songe.
Plutarque

 

Extrait de presse…

Les éditions Fetjaine nous en offrent la première édition, précédée par une intéressante préface de Marie-Charlotte Delmas qui nous en explique la genèse ainsi que le contexte dans lequel il a été écrit, mais également les quelques précisions qui ont été nécessaires pour rendre l’ouvrage lisible par un lecteur du 21ème siècle… Deux cents ans après sa première publication, Le Dictionnaire infernal demeure une mine d’informations pour tout amateur d’occultisme et de surnaturel. On notera également la présence d’une abondante iconographie, à la fois savoureuse et symptomatique d’une époque, où les gravures de démons rencontrent celles d’animaux fabuleux et de sorcières. Un livre indispensable dans toute bonne bibliothèque de l’imaginaire qui se respecte.  (D. L. Diller, Psychovision)